Prévention #2 – Troubles du sommeil 2026
Bien dormir et reconnaître les troubles du sommeil
Le sommeil n’est pas une perte de temps : c’est un pilier fondamental de la santé, au même titre que l’alimentation et l’activité physique. Il joue un rôle clé dans la régulation de l’immunité, de la mémoire, de l’humeur, du métabolisme et du système cardiovasculaire.
Pourtant, fatigue persistante, réveils nocturnes ou somnolence en journée sont souvent banalisés. Améliorer son hygiène de sommeil est indispensable… mais encore faut-il savoir reconnaître lorsqu’un véritable trouble du sommeil est en cause.
Les bonnes habitudes pour mieux dormir
Dans de nombreux cas, quelques ajustements simples permettent d’améliorer la qualité du sommeil.
- Miser sur la régularité
Se coucher et se lever à heures fixes, même le week-end, aide à stabiliser l’horloge biologique.
- Limiter les écrans le soir
La lumière bleue des smartphones, tablettes et ordinateurs freine la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Il est recommandé d’éteindre les écrans au moins une heure avant le coucher.
- Soigner l’environnement
Une chambre calme, sombre et fraîche (17–19°C) favorise l’endormissement. Le corps a besoin d’abaisser sa température interne pour s’endormir.
- Éviter les excitants
Caféine et théine sont à limiter après 14h.
L’alcool, souvent perçu comme facilitateur d’endormissement, perturbe en réalité la qualité du sommeil et multiplie les réveils nocturnes.
- Respecter les signaux de fatigue
Bâillements, paupières lourdes, baisse de concentration : ces signaux indiquent qu’il est temps d’aller au lit.
Si le sommeil ne vient pas après 20 minutes, mieux vaut se lever et pratiquer une activité calme avant de retourner se coucher.
Ces mesures constituent la base d’une bonne hygiène de sommeil. Mais lorsque la fatigue persiste malgré leur application, il est important d’évoquer un trouble du sommeil.
Les principales pathologies du sommeil
Les troubles du sommeil sont fréquents et peuvent avoir un impact important sur la santé physique et mentale.
- L’insomnie chronique
Difficulté à s’endormir, réveils nocturnes fréquents ou réveil précoce avec retentissement sur la journée (fatigue, irritabilité, troubles de la concentration).
- Les troubles respiratoires du sommeil
Le plus fréquent est le Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS). Il se caractérise par des interruptions répétées de la respiration pendant la nuit, entraînant un sommeil fragmenté et non réparateur.
- Le syndrome des jambes sans repos
Besoin irrépressible de bouger les jambes, surtout le soir ou au repos, perturbant l’endormissement.
- La narcolepsie
Trouble neurologique rare provoquant une somnolence excessive et des endormissements soudains en journée.
Pourquoi ne pas banaliser les troubles du sommeil ?
Un trouble du sommeil non traité peut favoriser :
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Hypertension artérielle
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Maladies cardiovasculaires
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Diabète
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Troubles de l’humeur
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Accidents liés à la somnolence
Une fatigue chronique n’est jamais « normale ».
Quand consulter ?
Il est conseillé d’en parler à un professionnel de santé en cas de :
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Fatigue persistante malgré de bonnes habitudes de sommeil
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Ronflements importants
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Somnolence excessive en journée
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Réveils fréquents ou sensation de sommeil non réparateur
Un enregistrement du sommeil (polygraphie ou polysomnographie) peut être proposé si nécessaire.
À retenir
Une bonne hygiène de sommeil est la première étape.
Certains symptômes doivent faire évoquer une pathologie du sommeil.
Un diagnostic précoce permet d’améliorer la qualité de vie et de prévenir des complications.
Bien dormir n’est pas un luxe : c’est un enjeu majeur de santé.
Cet article vous est proposé par un médecin généraliste du Centre de Santé du Foron.